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   Blog    J’ai envie – Episode 6

J’ai envie – Episode 6

Cher journal,

Dans le dernier épisode, je te disais que j’avais besoin de parler parce que cet été, tout avait été un peu fragilisé. Mais au delà de ça, J’ai des choses à te dire. Un peu. Beaucoup. Passionnément ? Mmmh… oui. Surtout passionnément.

Tout a été fragilisé, oui. Mais ne serait-ce pas pour un bien ? Un encore mieux ? Aujourd’hui, j’ai 29 ans. Depuis peu. Et ces 4 dernières années (dont 3 de maladie), j’ai enfin appris à me connaître. Plus que jamais.


J’ai compris mon fonctionnement. Mes besoins. Mes envies.
J’ai appris à dire oui. A dire non. Sans culpabiliser. Et en arrêtant de croire que j’étais méchante car je disais non.
J’ai rencontré la « vraie » Léa. Celle tapie au fond de moi depuis toujours.
J’ai pardonné à la Léa adolescente. Celle qui s’est fait tant de mal.
J’ai consolé la Léa enfant qui a eu si peur et qui, bien trop souvent, ne comprenait rien à ce qui lui arrivait.
J’ai appris à être fière de moi. Et ainsi à me faire confiance.
J’ai entrepris en devenant illustratrice.

Mais surtout. Surtout j’ai dit oui à la vie qui m’appelait. Celle qui m’attendait. Toute la liste que je viens de te faire, cher journal, comporte des points qui sont maintenant terminés, acquis. D’autres qui sont encore en cours d’acquisition, certes. Qu’importe. La Vie est là. Elle brûle, elle jaillit, elle éclate. Elle ne vacille plus, elle explose. Dans le bon sens. Elle se libère.
Alors, en discutant ces derniers temps par ci par là avec mes amis. Souvent longuement. J’ai donc compris une chose : je trépigne d’impatience de me révéler au monde. Comment ? En commençant d’abord par faire passer mes peurs côté passagers et en leur interdisant formellement de reprendre le volant.

J’ai envie de dessiner. De peindre. D’illustrer.
J’ai envie de filmer. De monter. De publier des vidéos.
J’ai envie de prendre des photos. Capturer mes petits moments d’éternité.
J’ai envie d’écrire. Écrire. Écrire.

Mais manque de chance, mon reflex a décidé qu’il devait aller faire un petit tour chez le réparateur. Bien évidement, il a choisi ce moment. Ce n’est pas grave, en attendant je prendrai donc mon téléphone.


Mon état de santé ne me permet pas de dessiner, peindre et illustrer autant que je le voudrais. Tant pis. Je le ferai alors autant que possible.
Mes peurs de publier des vidéos sur YouTube me paralysaient. Stop. Elles ont fait de la résistance mais elles n’ont pas gagné. J’ai publié mon premier vlog. Un deuxième. Et vu le plaisir que j’ai pris, il y en aura donc d’autres.
Mon syndrome de l’imposteur quant à ma plume ne cesse de me susurrer à l’oreille qu’écrire n’est pas ma place. C’est ce qu’on va voir. Mon nouveau site me donne envie. M’appelle. Mais il n’y a pas que lui. Mon cœur et les mots aussi. Encore plus fort. Alors je reprends la plume et le blog va devenir mon terrain de jeu. J’ai plein d’idées. Elles n’ont pas de lien à première vue ? Moi j’en vois et puis j’ai dit que c’était MON nouveau terrain de jeu.


Alors tu vois cher journal, tout a été fragilisé cet été et je sens que j’ai besoin de penser à moi et de me recentrer. De me reconstruire. De me renforcer. D’accepter que la maladie n’évolue pas dans le bon sens même quand j’y mets beaucoup d’espoir et de volonté. Même quand toutes les conditions sont rassemblées. Sur le papier. Mais surtout cette fragilisation me donne la force de faire MAINTENANT ce qui me fait vibrer. Ce qui m’anime. Pas demain. Pas dans 10 ans. Maintenant.
Cette fragilisation a donc été une étincelle. Une de plus qui vient avant tout s’ajouter à toutes celles de ces 4 dernières années. Une de celles qui vient me donner des clés, qui vient me prendre dans ses bras pour me chuchoter à l’oreille et au fond du cœur : « Léa, la Vie, celle que tu aimes tant, c’est maintenant. Ne la laisse pas passer. Sois heureuse. Tu y a le droit. Et pour cela, fais confiance à ton cœur, il sait. Laisse le parler. Et fais taire les peurs qui s’expriment. »

Oui la maladie et le handicap sont là. Avec tout le lot qui va avec. Certes, je me sens appelée par la Vie pour l’humanitaire et le témoignage et de premier abord, tout cela n’est pas compatible. Mais n’est-ce pas moi qui est du mal à répondre à cet appel en me racontant je ne sais quelle histoire ? Dis-moi, cher journal, ne serait-ce pas moi ? Parce que plus cette étincelle brille au fond de mon cœur, plus je sens que je peux lier le tout. Je peux, je veux, je sais.
A moi de le prouver. Et je le ferai. En continuant à prendre soin de moi et en respectant la promesse que je me suis faite il y a un an : ma santé sera toujours ma priorité. Et je sens que pour que ma santé reste une priorité, j’ai besoin de laisser éclater tout ça.


Sur ce, cher journal, je m’en vais donc dessiner, peindre et illustrer. Je m’en vais ainsi filmer, monter et publier des vidéos. Je m’en vais écrire beeeauuucoup d’articles de blog (et je ne t’oublie pas, promis). Et m’en vais capturer mes petits moments d’éternité. Et, je m’en vais également m’organiser pour tout cela et que ma santé reste une priorité.


À très bientôt, cher journal, je viendrai vite te tenir au courant de nouveau quant à mes avancées, mes péripéties et mes choix.
Avec tout mon amour,

« Le coeur ressent souvent les réponses avant que le cerveau se pose les questions. »

John Joos

Psst : Si vous voulez en lire davantage, vous pouvez retrouver les premiers épisodes du Journal (presque) intime d’une illustratrice pas tout à fait comme les autres ici.

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